vendredi 8 décembre 2006

Formidaaable !

Etre invité à participer à ce blog tout à fait formidable est un honneur à nul autre pareil, j'en suis tout à fait conscient. J'en remercie la direction de Cinq sur Zinc qui m'a fait confiance, ainsi que mes parents, mes amis, sans qui rien n'aurait été possible, mes jambes et mes bras, enfin, qui m'ont traîné jusque là, et à qui je dédie ce César. Je vous aime, smack.


Pouf pouf


Pourquoi suis-je là, tiens ? Outre les pots-de-vin filés à Bébaire à coup de crumble à la rhubarbe bien cuit, c'est essentiellement par goût du débat, de préférence le gros débat qui tâche que le débat feutré et leucémique. J'aime la polémique, pas la polémique gratuite où il faut à tout prix être un rebelle rejetant tout et son contraire, mais tout de même, pouvoir confronter, en gentlemen, des points de vue divergents nourris d'expériences, de croyances, de valeurs différentes, j'avoue y trouver un certain plaisir.

Pour autant cela ne signifie nullement être hermétique au point de vue de l'autre, bien au contraire. Un juste milieu est à trouver entre la défense de ce que l'on croit et l'écoute de ce que l'autre affirme : ni aveuglement obtus, ni relativisme nivellateur. Pas évident de s'y tenir, c'est certain, mais c'est une exigence si l'on est dans le débat pour autre chose que pour se mettre sur la gueule, à savoir avancer dans les idées.

Comme tout le monde j'ai été marqué par mon environnement, ma famille, mon poisson rouge, qui ont forcément influencé mon jugement sur le monde (pas vrai Bubulle ?). Mes études à science po m'ont cependant permis de faire le point, savoir ce qui était d'eux et ce qui était de moi. Dans un contexte estudiantin où mes opinions étaient fortement (très fortement ?) minoritaires - me plaçant pour la première fois de ma vie dans la peau d'un extatique sociopathe - cela m'a permis de me confronter aux autres, d'apprendre d'eux, et de sortir d'une vision encore un peu caricaturale de la politique.

Une expérience qui, je l'espère, me servira dans l'arène dans laquelle je me suis fourré depuis que Bébaire et le Haut-Médoc m'ont susurré à l'oreille l'opportunité de participer à ce blog.


Me voilà dans la place !

Qu'est-ce qu'on mange ce midi ?

jeudi 7 décembre 2006

J’aurais pu être…

Je suis noir, j’ai grandi dans une ville jugée chaude de la banlieue parisienne. J’ai acquis une conscience politique devant la télé avec Groland et les Guignols de l’Info, et plus tard avec le Canard Enchaîné.

J’aurais pu être gauchiste.

Je suis baptisé. J’ai fait une Classe Préparatoire dans un lycée parisien renommé. J’ai obtenu un diplôme d’ingénieur dans une école privée. J’ai vécu ces dernières années dans une ville de tradition bourgeoise – ou plutôt aristocrate. Et maintenant j’ai une situation plutôt tranquille que je ne souhaite pas quitter.

J’aurais pu être réactionnaire.

Non, je ne suis rien de tout cela. Ou plutôt, un mélange des deux… j’aurais pu être centriste, me rangeant du coté le plus influent selon les circonstances, prenant régulièrement l’idéologie la plus en vogue.

En fait, je suis le type même du citoyen inactif. Celui qui ne croit plus aux programmes électoraux. Celui qui regarde le monde au lieu d’essayer de le faire évoluer. Celui qui pense qu’on ne lui a laissé que de vieux restes d’idéologies pourries. Celui qui vote blanc.

Pourtant, quand on m’a proposé de participer à ce blog d’échange de point de vue, de confrontation d’idées, avec des gens qui ont des convictions profondes, j’ai accepté avec enthousiasme. Je n’ai aucune idée de comment tout cela va évoluer. Et finalement, peu importe. C’est sympa ce coin, je me prendrais bien une petite mousse.