Pouf pouf
Pourquoi suis-je là, tiens ? Outre les pots-de-vin filés à Bébaire à coup de crumble à la rhubarbe bien cuit, c'est essentiellement par goût du débat, de préférence le gros débat qui tâche que le débat feutré et leucémique. J'aime la polémique, pas la polémique gratuite où il faut à tout prix être un rebelle rejetant tout et son contraire, mais tout de même, pouvoir confronter, en gentlemen, des points de vue divergents nourris d'expériences, de croyances, de valeurs différentes, j'avoue y trouver un certain plaisir.
Pour autant cela ne signifie nullement être hermétique au point de vue de l'autre, bien au contraire. Un juste milieu est à trouver entre la défense de ce que l'on croit et l'écoute de ce que l'autre affirme : ni aveuglement obtus, ni relativisme nivellateur. Pas évident de s'y tenir, c'est certain, mais c'est une exigence si l'on est dans le débat pour autre chose que pour se mettre sur la gueule, à savoir avancer dans les idées.
Comme tout le monde j'ai été marqué par mon environnement, ma famille, mon poisson rouge, qui ont forcément influencé mon jugement sur le monde (pas vrai Bubulle ?). Mes études à science po m'ont cependant permis de faire le point, savoir ce qui était d'eux et ce qui était de moi. Dans un contexte estudiantin où mes opinions étaient fortement (très fortement ?) minoritaires - me plaçant pour la première fois de ma vie dans la peau d'un extatique sociopathe - cela m'a permis de me confronter aux autres, d'apprendre d'eux, et de sortir d'une vision encore un peu caricaturale de la politique.
Une expérience qui, je l'espère, me servira dans l'arène dans laquelle je me suis fourré depuis que Bébaire et le Haut-Médoc m'ont susurré à l'oreille l'opportunité de participer à ce blog.
Me voilà dans la place !
Qu'est-ce qu'on mange ce midi ?
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